Geinoh Yamashirogumi est un collectif musical japonais, fondé en 1974 par Shoji Yamashiro, regroupant des centaines de personnes de toutes les conditions sociales : journalistes, docteurs, ingénieurs, étudiants, hommes d'affaires, etc. Ce melting-pot de talents et d’idées apporte une dimension hors pair de créativité dans leur travail, que l'on connaît pour être une fusion habile de musique traditionnelle avec la haute technologie. Par exemple, dans les années 1980, le synthétiseur digital MIDI ne pouvait pas manipuler les systèmes de réglage d'accord de musique gamelan traditionnelle, donc le groupe a dû commencer à partir de zéro, apprenant la programmation pour pouvoir modifier leur équipement et ce, tandis qu'ils travaillaient sur ce qui deviendrait leur travail le plus connu, la bande sonore de l'anime Akira de Katsuhiro Otomo. Mais cette œuvre n'est pas à elle seule représentative des travaux de ce groupe, l'écoute d'Ecophony Rinne (1986) et d'Ecophony Gaïa (1992) est tout aussi fondamentale pour une bonne appréciation des qualités ethnomusicologiques de ce collectif.
Geinoh Yamashirogumi a fidèlement reproduit plus de quatre-vingts styles différents de musique traditionnelle et les a joués dans le monde entier, mais bien qu'ayant été internationalement acclamé et critiqué, il reste relativement inconnu.
Si vous souhaitez approfondir un peu le sujet et écouter une pièce maitresse de l'oeuvre de Geinoh Yamashirogumi, je ne saurais que trop vous conseiller de telecharger Requiem (un des chefs d'oeuvre musical du XXème siècle, d'aller chercher un bon casque audio, de vous installer dans votre fauteuil, de fermer les yeux et d'écouter... simplement...).
Leur prochain album sort dans 1 mois (PUNKARA). A cette occasion, une petite présentation de ce groupe fabuleux et complétement à part musicalement. Attention, I'm in love with A.D.F.
Le groupe se forme en 1993 à la suite de la diffusion du documentaire Identical Beat, un film tourné au Farringdon Community Music House à Londres, un lieu où des ateliers étaient conçus pour enseigner aux enfants d'origine asiatique les bases des technologies de la musique. Les responsables de ces ateliers, Aniruddha Das, John Pandit aussi connu comme DJ et un de leur étudiant, Deeder Zaman un rappeur bengali de 14 ans forment un sound system qu'ils appellent Asian Dub Foundation. Plus tard, les ateliers eux-mêmes seront rebaptisés Asian Dub Foundation Education.
Chacun adopte un pseudonyme — le bassiste/claviste Das devient Dr. Das, Pandit devient Pandit G, et Zaman devient Master D — et ils évoluent petit à petit en un groupe engagé en incorporant l'initiateur du Higher Intelligence Agency le guitariste Steve Chandra Savale, un interprète connu pour accorder son instrument à la manière d'un sitar, utilisant la distorsion au maximum et jouant à l'aide d'un couteau, ce qui lui vaut le surnom de Chandrasonic.
Émergeant dans un climat de violence anti-asiatique du Royaume-Uni, leurs premières démos leur permettent de décrocher un contrat avec Nation Records, et ils sortent leur premier EP Conscious en 1994. Ils font quelques représentations en France qui fonctionnent mieux que dans leur pays, car dans ces années au Royaume-Uni seul le trip hop est en vogue.
Leurs influences vont du punk à la musique ambiante des chansons folkloriques bengali. Asian Dub Foundation gagne rapidement une réputation non seulement parmi les clubbers mais également parmi les mouvements contre le racisme, qui applaudissent les prestations vocales du groupe et leur prise de position politique.
Après avoir gagné une réputation en tant qu'interprètes live, le groupe — qui a maintenant inclus le danseur Bubble-E et un deuxième DJ Sun-J — gagne l'acclamation générale en 1995 pour leur single Rebel Warrior.
Deeder Zaman quitte le groupe après un dernier concert la veille de la nouvelle année 2000. Dans le groupe depuis l'âge de quatorze ans, il a voulu avoir une coupure de la musique, particulièrement le tourisme approfondi, et explorer d'autres possibilités de la vie. Il continue à travailler avec grassroots dans les droits civiques et avec des organismes anti-racistes.
Suite au depart de Deeder, MC Spex (MC), Aktarvata (DJ drum and bass) et Lord (MC) du groupe The Invasian et qui participaient déjà au Asian Dub Foundation Sound System, sont accueillis au sein du Asian Dub. Leur première réelle participation a lieu pour le titre Enemy of the enemy.
En 2002 Deeder, avec Trevor Boucaud (dit Passion), forme Rebel Uprising. Passion était le batteur de African Head Charge (On-U Sound) et de certains groupes internationaux de reggae comme The Mighty Diamonds, Ricky Tuffy, Michael Prophet et d'autres. Les vocals impressionnantes de Deeder ont apporté une voix unique à Rebel Uprising. Le bassiste Dennis Rootical (de Irration Steppas et de Kitarchi) rejoint Rebel Uprising quelque temps plus tard. Rebel Uprising est un mélange particulier de drum and bass, singjaying, roots, jungle beats et de rap.
Vers mai 2001 Chandrasonic a l'idée de projeter La Haine un film de Mathieu Kassovitz, car il devient d'actualité au Royaume-Uni ; il y a des émeutes dans le nord du pays ; le parti national britannique (parti fasciste), a organisé des attaques racistes ; et la police harcèle les jeunes d'origine asiatique en particulier dans les quartiers HLM. Ce projet se concrétise en 2002 par des prestations live qui reçoivent un très bon accueil, y compris de la part du cinéaste français, et il est même possible qu'elle soit diffusée sur support DVD.
Fin 2002 le groupe s'agrandit encore et compte dans ses rangs Rocky Singh, un batteur et Pritpal Rajput (dit Cyber) un joueur de dhol et de tablâ, le premier étant un instrument de musique populaire indienne, l'autre un instrument de la musique classique indienne.
Leur dernier album Tank est sorti le 28 février 2005, les vocals sont faits par Ghetto Priest, Lord et Spex. Ghetto Priest fait également quelques vocals pour le groupe de Deeder, Rebel Uprising.
En 2007, ils sortent un nouveau Best of intitulé "Time Freeze 1995 / 2007". Cet album contient une piste inédite interprétée par Deeder Zaman, chanteur originel du groupe.
La sortie du nouvel album est repoussé à mars 2008 dont l'intitulé sera "PUNKARA" ! Cette nouvelle est confirmé par le site officiel du collectif londonien .
Un clip parmi les meilleurs que j'ai pu visionner. En plus de l'excellence de cette track made in Radiohead, l'intelligence de ce clip qui propose une intrigue parfaitement formatée au format réduit et imposé par les clips le rend unique et indispensable. Du grand art !
J'avais acheté mes places (pour moi et ma dulcinée) quelques minutes après leurs mises en vente sur Internet il y a plusieurs mois. J'attendais ce concert comme le messie !! Air et Phoenix, deux de mes groupes phares, partageant la même scène pour une soirée d'extase musicale dans un cadre non moins exceptionelle, le parc du chateau de Versailles. Et bien quelle ne fut pas ma décéption... après une première partie anecdotique menée par le pop Etienne de Crecy et l'electro Alex Gopher (qui a un acceuil public excellent assez surprenant), Phoenix a livré un set épique. Pluie battante, concert en exterieur, scène découverte, les 6 membres du groupe pop francophone ont réchauffé le public en executant avec brio et courage un mix de leurs trois albums. Vibrant comme le batteur qui faisant littérallment déferler des trombes d'eau de son instrument jusqu'au chanteur, Thomas Mars, chant d'une manière desespéré les mélodies pop de son répertoire. Enorme... Puis ce fut le cataclysme, la pluie redouble, l'installation electronique du groupe AIR prend du retard, au final, le duo galactique execute deux chansons vaillament, avant de déclarer forfait face à la météo... Reste quelques belles images d'un Thomas Mars (Phoenix) déchainé pour un concert qui restera véritablement unique, à l'image du groupe dans la scène rock française. Quatre groupes originaires de Versailles, la cité du roi Soleil... Ironique, non?!
I bought my tickets (mine and girlfriend's) just a few minutes after it was available on the Internet, some months ago. I was strongly waiting for this concert!!! Air and Phoenix, two of my favorites bands, sharing the same concert for one unique night of melody in an exceptionnal place, Versailles's castle parc. What a disappointment... after the first show lead by the pop artist Etienne de Crecy and the electro Alex Gopher (who as been amazingly well received by the spectators), Phoenix has accomplished an epic set. Torrential rain, uncovered scene, the 6 members of the french pop band offers to the public a bravely mix of their three albums. Simply amazing... Then it was the cataclysm, the rain get stronger, the setting for Air is getting late, finally, the galactic duo can only play two songs beforce stopping, beacause of the bad weather... However, I will not forget Thomas Mars (Phoenix) giving a strong unique concert, strong as the band is the only one of this kind in the french pop rock music market. Four bands from Versailles, the city of the roi Soleil... Ironic, isn't it?!
Phoenix, Consolation Prizes 29/06/2007 in Versailles
C'est un hasard, mais voilà deux billets de suite que je parle de musique. Ceci dit, il y a des circonstances atténuantes, c'est un événement ! Ecoutez plutôt :
Ce bon gros rock crunchy et sans concession, c'est le dernier titre des White Stripes qui, avec Seven Nation Army, avait déjà cartonné et remis au goût du jour un bon vieux rock dépouillé (guitare - batterie) sans effets et sans fioritures. Cette fois-ci, c'est plutôt vers le Black Sabbath gonflé au testostérone que le duo de Denver semble se diriger. Icky Stump, le single, rejoindra l'album du même nom incessement sous peu.
Déjanté mais résolument génial et virtuose, Samarabalouf débarque. Après plus de 4 ans à suivre les pérégrinations de ce trio farfelu qui nous vient tout droit d'Amiens, il fallait vraiment que je rende un grand, un immense hommage à ce groupe de musiciens qui donnent ses lettres de noblesse à la musique festive. Une musique qui donne irrémédiablement envie de danser, et de remuer et dont les mélodies intemporelles rappellent autant de souvenirs joyeux que mélancoliques. La guitare jazz manouche de Francois Petit (une acoustique Selmer "homemade"), la rythmique de Pierrot Margerin et la contrebasse de Luc Ambry ont visité un tas de contrées où vaches folles dansent le tango et où la romance et la fête sont au coeur des débats politiques. Le groupe se passe decidemment très bien de chant tant la virtuosité et le talent de ses musiciens donnent l'impression de savoir interpréter tous les registres et donnent l'illusion de chanter.
C'était lundi dernier (le 26) à l'Elispace de Beauvais. Presque 40 ans après sa formation, Deep Purple réinterprête devant un parterre de quarantenaires déchainés l'un des tubes Hard Rock les plus monstrueux.
SMOKE ON THE WATER
Je suis amateur de concerts en tous genres... et j'avoue pourtant que ces papis du rock m'ont severement bousculé. Je n'avais jamais vu cette paisible salle de concert de province dans une pareille liesse.... En plus, si je vous dit que grâce à mon uniforme de secouriste croix rouge (oui... faudra que je vous en parle de ça :)) j'ai pu me glisser dans les loges à la fin du concert et obtenir un autographe des cinq membres du groupe sur la pochette d'un 33 tours dont il faudra absolument que je poste la photo un de ces quatre matins.
Il aurait été inconcevable que je laisse choire le lecteur devant mon introduction, sans même lui donner matière à discuter... puisque c'est là, le principal avantage d'un blog, celui d'échanger sur une passion commune.
J'ai donc décidé de commencer avec un tout premier billet relatant mes aventures dans le ballet aérien composé par le duo versaillais bien nommé : AIR.
A lire les critiques sur les précédents opus du groupe éléctro-planant (Moon Safari, 10.000 Hz, Virgin Suicides...), on qualifie à loisir AIR de fumistes, opportunistes, génies incompris, transcendants, malmenés et j'en passe... Mais comme dit un adage dont je ne me souviens plus la formule exacte, ce qui génère un tel déluge de passion, qu'elle soit positive ou inversement chaotique, est forcément intéréssant.
Sans un être un extrémiste de la musique éléctro, dont les sonorités m'apparaissent souvent bien trop synthétiques, j'avoue avoir déjà tenté quelques incursions réussies dans ce monde (Chemical Brothers, High Tone, Bumcello, Ez3kiel...), les possibilités musicales me semblent en effet sans limites.
Ce que je recherche avant tout dans un album de musique, c'est l'experience qu'elle procure. Qu'elle arrache le sourire comme la plus enjouée des musiques Pop, qu'elle procure un soudain sentiment solennel comme un morceau de classique ou qu'elle me donne une envie de tout casser, je n'apprécie un album que s'il arrive à créer un univers cohérent. Avec Pocket Symphony, et AIR en général, c'est chose faite.
Ecouter un album de AIR, c'est comme monter dans un train, et se prendre à rêver en regardant à travers la vitre. On traverse une multitude de paysages variés, de la plaine lunaire, à l'océan tumultueux un jour de tempête, en passant par une Mer du Japon calme et brumeuse. C'est bien de réverie dont je parle. Ceci tient à plusieurs critères qui sont la signature directe des versaillais: - une qualité de son irréprochable où chaque instrument est sciemment utilisé pour apporter une note et une onctuosité à la mélodie - une audace, une originalité qui parfois laissera l'auditeur sur le carreau - un sens certain de la mélodie qui intime le respect. Quand on mélange instuments classiques japonais, synthé, guitare et bonjo, forcément, on prend des risques.
Je pourrais continuer à donner beaucoup d'adjectifs pour définir les moments glorieux de cet album, mais je vous laisserais plutôt écouter les extraits disponibles ci-dessous qui parlent d'eux mêmes. Pocket Symphony est un parfait compagnon de route pour l'automobiliste, le voyageur ou un long trajet en avion. C'est un univers à découvrir à travers une série de titres tout aussi différents qu'ils ont pour but commun de vous faire rêver. C'est déjà pas mal.
Premier extrait de Once Upon a Time (AIR - Pocket Symphony)